đŸŽ™đŸ“œAllocution de Mme Mouna Osman Aden, ministre des Affaires Sociales et des SolidaritĂ©s

Mesdames et Messieurs C’est avec plaisir que je vous retrouve aujourd’hui dans cet atelier consacrĂ© Ă  la restitution de l’étude portant sur le processus et les rĂ©sultats d’un premier indice de la pauvretĂ© multidimensionnelle pour Djibouti. J’aimerais, en votre nom…

đŸŽ™đŸ“œAllocution de Mme Mouna Osman Aden, ministre des Affaires Sociales et des SolidaritĂ©s

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Mesdames et Messieurs

C’est avec plaisir que je vous retrouve aujourd’hui dans cet atelier consacrĂ© Ă  la restitution de l’étude portant sur le processus et les rĂ©sultats d’un premier indice de la pauvretĂ© multidimensionnelle pour Djibouti.
J’aimerais, en votre nom Ă  tous, adresser mes vifs remerciements au PNUD et Ă  l’Institut National des Statistiques pour avoir facilitĂ©, grĂące Ă  leurs contributions technique et financiĂšre, la rĂ©alisation de cette Ă©tude si prĂ©cieuse pour le dĂ©veloppement de notre systĂšme d’apprĂ©hension de la pauvretĂ© dans notre pays.
Permettez-moi, d’autre part, de remercier le consultant en charge de l’étude ainsi que toute l’équipe d’assistance sur terrain aux niveaux central et rĂ©gional. Le rĂ©sultat de leur travail est louable et utile. Ces qualitĂ©s excusent Ă  mon sens le retard mis dans la finalisation du document de l’étude qui avait, rappelons-le, dĂ©marrĂ© en 2018.
Mesdames et Messieurs

L’indice de la pauvretĂ© multidimensionnelle est venu enrichir les instruments statistiques de rĂ©fĂ©rence concernant la mesure de la pauvretĂ© et apporter un lot non nĂ©gligeable de dĂ©tails sur ce sujet Ă©talĂ©s sur l’ensemble du territoire national.
L’IPM va servir, en outre, Ă  affiner davantage les outils de ciblage dont nous disposons Ă  l’heure actuelle. La gestion de la rĂ©ponse de la protection sociale Ă  l’impact du COVID19 a certes bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’existence de ces outils et de leur pertinence. Mais elle a Ă©galement montrĂ© combien le dĂ©ploiement de la politique sociale a besoin de plus de donnĂ©es autres que le scoring pour introduire le maximum de maĂźtrise et de transparence dans le ciblage des populations bĂ©nĂ©ficiaires de l’assistance de l’Etat.
Enfin, l’IPM a apportĂ© de nouvelles donnĂ©es et informations quant Ă  la cartographie de la pauvretĂ© et aux facteurs de son approfondissement.
Sur cette base, nous allons pouvoir disposer, au bout du compte, d’un vĂ©ritable tableau de bord qui servira d’instrument d’aide Ă  la dĂ©cision. D’ailleurs, l’implication de certains ministĂšres dans cette Ă©tude confirme encore que les problĂ©matiques sociales sont du fait de leur caractĂšre transversal au cƓur des diffĂ©rentes dynamiques de dĂ©veloppement.

L’IPM va certes renseigner les services de l’Etat sur des donnĂ©es dĂ©sagrĂ©gĂ©es de la pauvretĂ© au niveau des rĂ©gions et des localitĂ©s, mais il va offrir dans la mĂȘme foulĂ©e des indicateurs variĂ©s sur lesquels chaque DĂ©partement ministĂ©riel pourra agir.
Nous retrouvons, ce faisant, dans cette approche une illustration de ce que pourra faire « un cluster social », cette idĂ©e chĂšre au Chef de l’Etat qu’il a appelĂ© Ă  concrĂ©tiser Ă  travers la coordination des projets et programmes de dĂ©partements sectoriels aux missions proches et complĂ©mentaires.
Mesdames et Messieurs
L’étude sur le premier IPM de Djibouti nous informe de façon claire sur les Ă©volutions connues par le phĂ©nomĂšne de la pauvretĂ© dans notre pays. Laissez-moi voir dans les rĂ©sultats indiquĂ©s l’empreinte d’une forte volontĂ© politique et d’un investissement de l’Etat qui commence Ă  produire ses effets.
En effet, le noyau dur de la pauvretĂ© est constituĂ© aujourd’hui de 12, 29% des mĂ©nages impactĂ©s Ă  la fois par la pauvretĂ© multidimensionnelle et la pauvretĂ© monĂ©taire.
Entre 2012 et 2017, ce noyau dur a été réduit, en termes de variation absolue de 18,5 points de pourcentage au niveau national.
Le rapport cite en outre nombre d’indicateurs sectoriels constituant des facteurs dont la variation peut avoir une incidence sur la prĂ©caritĂ© et prĂ©cise leur taux d’amĂ©lioration pendant la pĂ©riode 2012-2017. Citons Ă  titre d’exemple l’habitat, la frĂ©quentation scolaire, la satisfaction de l’accĂšs aux soins ou le traitement des ordures.

Il y a dans toutes ces donnĂ©es une reconnaissance de l’effort fourni par l’Etat. Je me dois aussi de dire, dans ce contexte, que la mise en place du Socle national de protection sociale nous permettra, avec les garanties qu’il comporte, d’amĂ©liorer nos performances en termes de lutte contre la pauvretĂ©. Du reste, nous sommes convaincus qu’une corrĂ©lation entre la stratĂ©gie nationale de protection sociale et l’IPM facilitera grandement la mise en Ɠuvre des objectifs de cette stratĂ©gie parmi lesquels la sortie de la pauvretĂ© figure comme la premiĂšre prioritĂ©.
J’aimerais ajouter, d’autre part, que le fait de disposer de l’IPM dĂ©sagrĂ©gĂ© permettra de renforcer notre volontĂ© de promouvoir l’ingĂ©nierie sociale.

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